Le bleu du cyanotype pour traduire la couleur sans nom de l'Autre monde
« O Muse, conte-moi l’histoire de l’homme aux mille ruses, celui qui pilla Troie, qui tant d’années erra, voyant tant de villes, découvrant leurs mœurs, souffrant tant d’angoisses, dans son âme, sur la mer » (Homère)
« Odysseus, l’Autre monde » regroupe les épisodes de l’Odyssée liés au monde des dieux, des monstres, des géants, des Enfers et des sirènes. Ces épisodes se seraient déroulés dans le sud de l’Italie et notamment autour de Naples, en Sicile, ainsi qu’entre la Corse et la Sardaigne.
Ces photographies sont tirées en cyanotype, un des premiers procédés de tirage photo, qui doit son nom à sa couleur. Alors que nous voyons la Méditerranée et son ciel d’un bleu intense, le mot « bleu » n’existe pas dans la langue d’Homère ! L’adjectif « glaukopis » qui plus tard désignera en grec un bleu foncé se trouve déjà dans l’Odyssée. Mais il y porte un autre sens, et renvoie au monde de la Nuit et des Enfers, c’est-à-dire à l’Autre monde…
Les éditions Sun/Sun ont publié en 2019 le livre Odysseus, l’Autre monde, comprenant 50 reproductions de cyanotypes, d’un récit de Michaël Duperrin et de postfaces signées par Pierre Bergounioux et Thierry Fabre.























